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Tourner la Page: Faire entrer la Conservation des Baleines dans le 21ème Siècle.

Préparé par le Secrétariat de la Commission Pew sur les Baleines, janvier 2009.

Contents

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2. Tentative du Japon en vue de « normaliser » la CBI

En février 2007, le gouvernement du Japon a organisé une Conférence sur la Normalisation de la CBI à Tokyo. Il ne s’agissait pas d’une réunion officielle de la CBI qui n’en avait pas approuvée la tenue. Au total, les représentants de 36 gouvernements et de 20 organisations avec le statut d’observateur  y participèrent. Sauf exceptions limitées, le groupe des pays dits protecteurs (ou « like-minded » dans le jargon de la CBI), qui soutiennent le maintien du moratoire actuel sur la chasse baleinière commerciale, et qui cherchent à résoudre la lacune du traité qui permet à la chasse commerciale de continuer sous couvert de recherches scientifiques, n’ont pas participé à cette réunion.

Le terme « normalisation » a été utilisé pour la première fois par la délégation japonaise en mars 2006 lors d’une réunion technique sur le Plan de Gestion Révisé de la CBI (Voir Document IWC/58/RMS).  Dans l’esprit de ceux qui l’utilisaient, il indiquait une volonté de retour à l’esprit de la Convention Internationale pour la Réglementation de la Chasse à la Baleine (CIRCB) de 1946. Le Japon y a ensuite consacré un document présenté à la 58ième Réunion  annuelle de la CBI tenue à St. Christophe-et-Niévès en juin 2006, et une réunion organisée par le Japon en marge de la conférence plénière de la CBI cette année-là. Le terme « normalisation » se retrouve également dans la « Déclaration de St. Christophe-et-Niévès », document approuvé par la majorité simple des membres de la CBI qui étaient présents à la réunion de St. Christophe-et-Niévès en 2006.

D’après le Résumé du Président sur la Conférence de Normalisation, l’administration japonaise en charge de la pêche (Japanese Fisheries Agency ou JFA) a déclaré que la CBI était dysfonctionnelle pour huit raisons :

  1. son mépris supposé du droit international (la CIRCB et les règles sur l’interprétation des traités) ;
  2. son mépris supposé du principe prévoyant que les politiques et la prise de décisions aient une base scientifique ;
  3. son choix supposé d’exclure les baleines de l’application du principe d’utilisation durable des ressources ;
  4. son manque de respect supposé pour la diversité culturelle en matière d’alimentation et vis-à-vis des considérations éthiques ;
  5. son émotivité croissante supposée vis-à-vis des baleines ;
  6. son discours supposément combattif/conflictuel institutionnalisé qui décourage la coopération ; 
  7. l’absence supposée de négociations de bonne foi ; et
  8. les pressions qu’elle exerce supposément sur les experts scientifiques, cause du manque de consensus dans la délivrance des avis scientifique au sein du Comité Scientifique.

Force est de constater que la CBI vit une période difficile de son histoire. Cependant, les raisons décrites ci-dessus par la JFA étaient clairement partiales et simplifiées à l’excès.

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